Louis, notre bénévole du mois
Quel est ton rôle dans l'association ?
Que fais-tu dans la vraie vie ?
Depuis quand es-tu dans l’association et qu’y as-tu découvert ?
3 mots pour résumer l’asso
Loren Coquillat et son rapport au monde par la danse
Quel est ton univers chorégraphique ?
J’aime quand l’énergie nous emporte, quand on est surpris·e, j’aime quand on rit mais que le sens est plus grand, j’aime quand on évoque et qu’on ne reconnaît pas tout, j’aime le décalage. Je crois que la danse existe pour nous proposer d’autres rapports entre les humains, avec l’espace et avec le temps. Et j’aime que les rapports soient étonnants, drôles ou ubuesques, sinon c’est enfermant.
Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?
Je travaille sur un solo Josèphe-Nout Rodogune qui fait partie d’un grand volet de recherche-création de la compagnie intitulé Ainsi s’en vont les ruines. Josèphe-Nout est la dernière femme du monde et elle a des questions à poser (même si personne n’est là pour y répondre, finalement !)
Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?
L’atelier est une plongée dans Ainsi s’en vont les ruines, par plusieurs portes qu’on va nourrir ensemble. On y questionne les traces qu’on laisse pour le futur et comment on met nos héritages en mouvement.
Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ?
J’ai un goût immense pour la transversalité, je travaille quasi toujours la danse avec le théâtre, la musique ou le cinéma. Là j’avais envie de mettre la danse au centre, d’être plus calée sur le paysage chorégraphique et de trouver de la structure et de la méthode dans mon travail.
Clara Villalba : le geste comme expérience pleinement vécue
Quel est ton univers chorégraphique ?
Mon travail chorégraphique s’ancre dans une recherche continue autour de la transformation du corps envisagé comme un lieu de passage, de mémoire et de résistance. Le geste cesse d’être une forme pour devenir une expérience. La trace vivante d’un état intérieur, d’un glissement entre l’humain et l’animal, entre l’individuel et le collectif, entre ce qui se contrôle et ce qui déborde. Chaque création naît d’une nécessité viscérale : révéler ce qui vit et agit sous la peau, ce qui circule, ce qui tremble et se réinvente. Le corps devient poreux, sensible, instable. Un espace où se rejouent des équilibres fragiles entre puissance et abandon, entre pulsion et conscience, entre structure et chaos.
Dans cette démarche, le féminin, n’est pas un thème mais une énergie de transformation. Il convoque la capacité à contenir, métamorphoser, à traverser l’effondrement pour faire surgir une beauté brute, non idéalisée, profondément incarnée. L’expérience de la maternité a marqué cette relation au corps comme matrice du vivant. Elle a ouvert un rapport radical à la chair : immersion dans l’effort, l’endurance, l’abandon, la perte de repères et la réorganisation totale. Ce vécu à déplacé mon écriture chorégraphique vers une physicalité plus crue, plus directe, débarrassée de filtres
Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?
VIVANTE est un solo chorégraphique qui explore le corps comme lieu de résistance et de transformation face à une époque marquée par la saturation, l’hyper-connexion et l’épuisement. À travers le mouvement, l’œuvre propose une réappropriation sensible du réel, non comme fuite, mais comme reconstruction.
Le parcours se déploie en trois actes. Le premier met en scène un corps sous contrainte, fragmenté et entravé, révélant les tensions invisibles, la fatigue intérieure et la charge mentale contemporaines. Le deuxième acte introduit la friction et la rupture : le geste devient brut, instinctif, presque animal, explorant à la fois la puissance et la vulnérabilité du corps. Le troisième acte ouvre un espace de libération et de transcendance, où le mouvement s’élargit et dialogue avec la scénographie, symbole des liens invisibles entre les corps, les tissus et les relations humaines.
VIVANTE affirme ainsi le corps comme espace de connaissance, d’émotion et d’engagement. La danse y devient une expérience partagée qui invite à ralentir, à ressentir et à reconnecter l’humain à sa mémoire corporelle, dans un monde qui tend à l’en éloigner.
Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?
Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ?

Nos bénévoles de la vie asso !
Quel est votre rôle dans l'association ?
Nous sommes bénévoles au sein du pôle vie association qui a pour mission de rassembler les adhérent.es autour de moments conviviaux !
Parlez-nous du dernier événement que vous avez organisé.
Pour la représentation de la pièce ha chi ko, chorégraphiée par Johanna Maledon pour 9 danseuses de l’association, nous avons mis en place une buvette pour que spectateurices et interprètes puissent échanger autour de ce projet chorégraphique. Nous étions également là en support afin de gérer la billetterie pour que les danseuses et la chorégraphe puissent se concentrer sur leur spectacle !
Pendant cet événement, les spectateurices ont aussi eu l’occasion d’acheter les magnifiques goodies aux couleurs de danse en seine, conçus par vie asso. Celleux qui n’ont pas encore leurs chaussettes et t-shirts pourront bien sûr les retrouver lors de notre prochain évènement !
Quels sont les prochains projets de vie asso ?
Le dimanche 22 mars, une soirée qui réunira la restitution de l’atelier de Lauren Coquillat et une expérimentation de concert sieste par le Cercle Vocal.
La teuf des 15 ans de danse en seine qui aura lieu le samedi 4 juillet après l’assemblée générale
D’ici là, quelques sorties avec le parcours spectateurice, probablement une projection et d’autres occasions de boire un verre, notamment autour du projet Singulier.e…
Sortez vos agendas, et restez connecté.es :)
Quelques mots pour décrire l'asso ?
Energie ; Création ; Groupe / Ensemble ; Possible ; Échanges ; Sourire et Collectif
Texte, parole et danse pour Emmanuelle et Marie Simon
Quel est votre univers chorégraphique ?
Durant ce cycle d'ateliers, notre univers chorégraphique explore les situations dramatiques du duo : la relation, le contact, la fusion, la gémellité... en ajoutant le texte et la parole comme nouveau paramètre du mouvement.
A partir de la mobilité du sternum, que nous avons investi comme une puissance expressive capable d’affirmer une signature à la fois personnelle et commune, nous avons choregraphié nos similitudes et nos différences. Notre lien familial a intensifié la confiance en l'autre pour se laisser guider, manipuler, s'abandonner ou résister selon différents « degrés ».
Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre création / projet en cours ?
Dans la création en cours "Comment se retourner ?" nous sommes toutes les deux chorégraphes-interprètes et nous collaborons avec le metteur en scène Alain Simon autour de la question : Comment ajouter la parole chez les danseurs.euses, et peut-être tenter une façon de jouer qui serait propre au théâtre, sans renoncer à l'art chorégraphique ?
Nous avons expérimenté la parole et le mouvement sur des plans autonomes et à égalité. A travers les thématiques de l’intime et du quotidien, nous mélangeons et superposons des consignes vocales, spatiales, corporelles indépendantes les unes des autres. Ces performances simultanées mettent en relief le sens et les relations multiples entre les mots et le mouvement.
Quel atelier avez-vous prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?
Dans une atmosphère ludique et sérieuse à la fois, nous allons travailler le lâcher prise de l’interprète qui parle et qui danse selon deux partitions indépendantes et actionne ainsi des connexions involontaires entre son engagement cérébrale et corporelle.
Friction, narration et abstraction pour Sarah Cerneaux
Quel est ton univers chorégraphique ?
Pour décrire mon univers chorégraphique, je me présenterais comme chorégraphe et interprète instinctive et pleine d’énergie, particulièrement sensible à ce qui se joue dans les interstices, entre les espaces, entre les temps et entre les personnes. Mon monde artistique est fait de frictions, et j’apprécie tout particulièrement lorsque l’histoire et la narration percutent l’abstraction. En moi pulsent le vivant et ces deux mots qui s’entrechoquent : cri et vulnérabilité. Mon œuvre repose sur une écriture chorégraphique singulière, nourrie par mes collaborations et par une trajectoire atypique, et porte un regard aigu sur la société.
Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?
Actuellement, je travaille sur JOG ++, forme performative adaptée à des espaces non dédiés ou en extérieur, qui se joue avec trois danseuses et pour laquelle je souhaite inviter des amateur.ices à nous rejoindre lors les performances.
JOG ++ est conçue comme une extension de mon précédent projet, HIDDEN Project, qui interroge, d’une part, les stratégies de camouflage des jeunes femmes évoluant dans des quartiers dits « sensibles », et révèle, d’autre part, les traces que ces environnements laissent sur les corps.
JOG++ a été imaginée en hommage à toutes les femmes des quartiers ayant participé aux ateliers autour du projet et qui ont œuvré à la création de ce que je nomme la chaîne du geste. Avec toutes les femmes rencontrées, nous avons travaillé sur les gestes qui cachent et ceux qui nous révèlent malgré nous.
Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?
J'ai l'intention d'apprendre au groupe ce que je nomme la chaîne de geste et d'imaginer sur elles.eux une nouvelle version de JOG ++.De plus, j'aimerais beaucoup inviter celles et ceux qui le souhaiteront, à participer à la performance de JOG ++ lors de la Soirée des chorégraphes le 6 Mai prochain.
Les ateliers de Danse en Seine seront pour moi une chance de travailler avec un groupe de plus de trois personnes. Je dois dire que je suis ravie de cette opportunité de partager l'histoire de JOG avec les danseur.euse.s de Danse en Seine. C'est toujours l'occasion de faire circuler des vécus et de créer des liens entre des personnes qui ne se rencontreront pas forcément.
Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ?
Depuis la création de la cie La Face B en 2021, j'ai la sensation d'avoir emmagasiné des connaissances à la volée, sans jamais prendre le temps de les digérer ou de les consolider, que ce soit concernant la gestion d'une compagnie et d'une équipe ou la production.
Il en va de même pour mon écriture chorégraphique, je ressens le besoin de creuser ma manière de créer, de comprendre ce qui m'inspire et l'univers artistique qui m'habite.
C'est pour cela que j'ai pris le temps de faire cette formation, mais pas seulement.
Je suis ici parce que j'ai besoin de partager mes questionnements et d'échanger avec des artistes, avec les personnes qui constituent le terreau d'une compagnie et font en sorte que la machine avance, mais aussi avec les passionné.e.s qui n'en font pas leur métier mais défendent tout autant la nécessité d'un art qui rapproche.
Ne pas se sentir seule.
Laura Morin : entre danse contemporaine et théâtre physique
Quel est ton univers chorégraphique ?
Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?
Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?
Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ?
Lou, Virgile et Mathieu : notre trio de bénévoles du mois !
Pouvez-vous (re)présenter pour les nouveaux.elles qui ne te connaitraient pas ?
Nous sommes Mathieu, Virgile et Lou : une petite équipe réunie par Mathieu (que vous connaissez déjà), pour un super projet… Virgile, 32 ans, copain d’enfance de ping de Mathieu, et toujours partant pour faire des projets entre potes - Lou, ancienne danseuse à ses jeunes heures perdues, collègue de Mathieu (on sauve la planète (enfin on essaye)), et qui tente de s’incruster dans l’asso depuis de 3 ans !
Sur quel projet nous accompagnez-vous en ce moment ?
Mathieu a toujours plein d’idées à revendre… La dernière en date : réaliser un documentaire pour les 15 ans de Danse En Seine, autour de la création Singulièr.e. Nous voilà donc embarqué.e.s dans la réalisation d’un docu complètement amateur et bénévole… sans réelles compétences de vidéastes mais avec plein d’idées et beaucoup de bonne volonté !
Que trouves-tu chez Danse en Seine et pourquoi as-tu souhaité t’engager bénévolement ?
Mathieu : l’idée du documentaire est venue en rentrant à vélo, j’ai vu des personnes se filmer sur les quais de Seine. Je me suis dit que ce serait cool d’avoir une trace de toute cette aventure. Et Danse en Seine est une bonne école pour essayer des formats et apprendre des choses. C’est un peu crash test entre ami.e.s.
Virgile : Ben… C’est coolos ! J’ai tout de suite adhéré au projet proposé par Mathieu qui fourmille toujours d’idées ! Ce qui me botte aussi c’est l’idée de faire ce projet entre ami.e.s et les moments qu’on partagera ensemble pour y arriver, je trouve ça chanmé !
Lou : Le projet me plaît, la création Singulièr.e me parle, et c’est l’occasion de remettre un pied dans le monde de la danse, et puis de rencontrer plein de nouvelles personnes très chouettes et d’apprendre plein de nouvelles choses ! Et tous les 3, on est assez curieux et curieuse de la rencontre/création entre la danse et un orchestre en direct.
3 mots pour décrire pour notre “docu docu”
Crash Test Entre Ami.e.s
Behind the scenes… We are Watching You
Ode à Danse en Seine

Emilie, notre bénévole du mois
Quel est ton rôle dans l’association ?
Que fais-tu dans la vraie vie ?
Depuis quand es-tu dans l’association et qu’y as-tu découvert ?
3 mots pour résumer l’asso

Karel Kouelany : comment exprimer ses émotions par le krump ?
Quel est ton univers chorégraphique ?
En tant que jeune artiste congolais, mon univers chorégraphique fusionne Afrobuck ou résonne l’Afrique et le krump, la vidéo et engagement social. J'explore et réinvente le krump pour exprimer les réalités de ma société. La vidéo enrichit mon travail, offrant des perspectives immersives. Mon but : créer une expérience qui invite à la réflexion et à la beauté.
Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?
Dans BOLOKO, qui signifie 'prison' en lingala, j'incarne la voix d'un peuple congolais en souffrance. Né au Congo, je questionne comment le corps peut exprimer cette réalité où la société nous étouffe, nous 'enterre prématurément'. Face à cette prison réelle et mentale, je puise dans l'énergie du krump et les transes africaines pour m'échapper. Mon désir : déconstruire les chaînes et reconstruire un être libre.
Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?
Dans mon atelier Krump sur le thème de BOLOKO, je vous invite à explorer comment le Krump peut devenir un outil puissant pour exprimer des sentiments d'enfermement, de lutte, mais aussi d'espoir et de libération.
Je vous guiderai à travers des mouvements intenses et des improvisations, pour que vous puissiez canaliser vos émotions et les transformer en une danse expressive. Cet atelier est conçu pour déconstruire nos barrières personnelles et collectives, offrant un espace pour se réinventer à travers le Krump.
Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ?
En tant qu'artiste venant du Congo, où les structures formelles d'enseignement en chorégraphie sont inexistantes, mon parcours a été façonné par l'expérience directe, l'observation et une passion inextinguible pour la danse. Rejoindre la formation Incubateur de chorégraphes représente pour moi une opportunité inestimable de structurer et d'enrichir cette base autodidacte.
Cette formation est une porte ouverte vers de nouvelles perspectives, des outils théoriques et pratiques, et un réseau de professionnels qui peuvent m'aider à affiner ma vision artistique. C'est l'occasion de combler un manque, d'acquérir des compétences spécifiques et de me confronter à d'autres approches chorégraphiques.
Plus qu'une simple formation, c'est une chance de donner une nouvelle dimension à mon travail, de le professionnaliser et de le partager avec un public plus large, tout en restant fidèle à mes racines et à mon identité culturelle. C'est un investissement dans mon avenir en tant que chorégraphe et une manière de contribuer, à terme, au développement de la danse dans mon pays.










