Quel est ton univers chorégraphique ?
J’aime quand l’énergie nous emporte, quand on est surpris·e, j’aime quand on rit mais que le sens est plus grand, j’aime quand on évoque et qu’on ne reconnaît pas tout, j’aime le décalage. Je crois que la danse existe pour nous proposer d’autres rapports entre les humains, avec l’espace et avec le temps. Et j’aime que les rapports soient étonnants, drôles ou ubuesques, sinon c’est enfermant.
Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?
Je travaille sur un solo Josèphe-Nout Rodogune qui fait partie d’un grand volet de recherche-création de la compagnie intitulé Ainsi s’en vont les ruines. Josèphe-Nout est la dernière femme du monde et elle a des questions à poser (même si personne n’est là pour y répondre, finalement !)
Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?
L’atelier est une plongée dans Ainsi s’en vont les ruines, par plusieurs portes qu’on va nourrir ensemble. On y questionne les traces qu’on laisse pour le futur et comment on met nos héritages en mouvement.
Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ?
J’ai un goût immense pour la transversalité, je travaille quasi toujours la danse avec le théâtre, la musique ou le cinéma. Là j’avais envie de mettre la danse au centre, d’être plus calée sur le paysage chorégraphique et de trouver de la structure et de la méthode dans mon travail.
