Planning des ateliers artistiques 2020 - 2021

Les ateliers artistiques de Danse en Seine reprennent à partir du 9 septembre 2020 tous les mercredis à 20h30 au Carreau du Temple!
Dès la rentrée, Danse en Seine vous propose d’expérimenter les ateliers artistiques avec 11 nouveaux chorégraphes ! Chaque chorégraphe animera un cycle de 5 ateliers et pourra présenter une restitution ouverte au public le cinquième et dernier mercredi du cycle dans le Studio de Flore au Carreau du temple. Il y aura également cette année un cycle qui se déroulera aux Amandiers les mardi soirs et trois cycles qui auront lieu sur des weekend.

Pour découvrir les nouveaux chorégraphes et connaître toutes les dates des différents cycles, nous vous avons concocté le fameux planning en un seul coup d’oeil !

Pour vous inscrire : contactez ateliers@danseenseine.org


C'est la rentrée avec le chorégraphe Vinicius Carvalho pour Danse en Seine!

Pour Danse en Seine et ses danseurs, le mois de septembre est aussi synonyme de rentrée ! Et qui dit rentrée, dit reprise des ateliers hebdomadaires du mercredi soir, dont le premier atelier aura lieu le mercredi 9 septembre. Le premier cycle d'ateliers sera avec le chorégraphe Vinicius Carvalho, qui s'est prêté au jeu de répondre à quelques questions afin de partager avec nous une partie de son univers.

 

Quel est ton univers chorégraphique ?

Je m'intéresse au croisement entre le théâtre et la danse, plus particulièrement au travail chorégraphique basé sur l’expressivité corporelle, le jeu sur scène, l'écoute et la précision du geste. Mon parcours commence par le théâtre, passant par le clown, par le mime et le théâtre-physique et, enfin, par la danse. Dans mes spectacles, j’aborde souvent des thèmes universels autour des relations ou de la condition humaine, comme l'attachement, la résilience, la liberté, la solitude, etc. La chorégraphie est créée en collaboration avec les interprètes, dans un processus d’écriture de plateau.

Dernièrement, les découvertes de la philosophie védique, de la méditation et du yoga sont venues enrichir mon univers chorégraphique à travers des pratiques douces sur la respiration et l'énergie.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création en cours ?
Pour la création de mon spectacle le plus récent « Attachés », je me suis intéressé au dialogue entre le théâtre gestuel et la danse.

Je ne suis pas parti d'un thème, d'une histoire, ou d'une musique, mais d'éléments de mouvement comme le rythme, l'articulation et le poids (qui font les éléments de base de la technique du mime corporel). Je cherchais un processus créatif qui partait d’un mouvement intuitif, d'une réponse physique immédiate aux consignes, où le sens du mouvement se révélait au fur et à mesure que le corps bougeait. Partant d'une série d'improvisations, nous sommes arrivés au thème du spectacle : l’attachement.

De façon similaire, et inspirée de la technique des six viewpoints, ma nouvelle création part d'un principe simple : « se positionner dans l'espace ». L'acte de « se positionner » crée la possibilité de la rencontre et du rapport à l'autre, soit en accord, soit en opposition. Cette action première et politique donne naissance à toutes autres actions qui s’ensuivent dans un dialogue dansé de cause et conséquence.

 

Quels ateliers as-tu prévu avec les danseurs de Danse en Seine ?
Les ateliers seront proposés dans une ambiance de recherche. Les séances évolueront chaque jour à partir de la répétition d'une série d'exercices et de jeux collectifs dans l'espace, qui donnera lieu à une structure chorégraphique à l'issue des cinq séances. Le but est de créer un mouvement de groupe dynamique dans l'espace qui rappelle celui de notre vie collective, révélant, peu à peu, les relations. Il existe un paradoxe dans le mouvement d'un groupe; si nous regardons de près, les mouvements sont complexes et variés; si nous regardons de loin, ils sont d'une grande simplicité : on s'approche, on s'éloigne, on s'arrête, on court, on s'assoit, on marche en couple, en groupe ou seul. Il n'y a pas grand chose de plus que ça…

 

Informations pratiques 

- Inscriptions : ateliers@danseenseine.org

- Dates du cycle : 9 septembre, 16 septembre, 23 septembre, 30 septembre, 7 octobre (studio ouvert au public).

- Lieu : Carreau du Temple (Studio de Flore, Carreau du Temple, rue Eugène Spuller 75003 Paris)

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous écrire à ateliers@danseenseine.org 

La chorégraphe Jehane Hamm anime les ateliers en confinement !

Confinés, on continue de danser ! Les ateliers artistiques reprennent dès aujourd'hui, dans une version en ligne inédite ! Ce nouveau cycle sera animé par la chorégraphe Jehane Hamm.  Découvrons ensemble son univers artistique.

 

crédit photo : Léa Sallustro

 

Quel est ton univers chorégraphique ? 

"Le travail de notre compagnie, la Compagnie du Scarabée, à Léa Sallustro (cinéaste et régisseuse générale) et à moi (chorégraphe et danseuse) s’articule autour de l’hybridation du mouvement et de l’image. En allant de la photo, au spectacle, jusqu’au film nous cherchons tous les possibles dialogues entre ces deux univers. Nous collaborons également avec une musicienne et compositrice Salomé Perli."

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création en cours ?

"Echine est la deuxième création de la compagnie. Après La Ramée, spectacle de « cinéma vivant » qui a reçu le soutient de la spedidam et un apport en coproduction du Théâtre Jules Julien de Toulouse, nous avons commencé l’écriture d’un nouveau projet, Echine, qui sera également un seul en scène accompagné d’une création vidéo de Léa Sallustro.

J'ai voulu explorer à partir de l'échine des imaginaires et poétiques différentes. Pour cette nouvelle création j'ai laissé la parole au dos, à l'arrière, à ce qui n'est pas toujours visible, à ce qui se cache aux tréfonds de notre essence et de notre moelle osseuse.

Dans Echine se mêle différents voyages dans la structure osseuse de la colonne vertébrale.
Cette prise de parole de la colonne, fait naître une forme d'étrangeté et de déraison.
L'échine évoque le dos, à la fois de l'être humain mais aussi de l'animal. Elle évoque aussi le labeur.
Des allers retours incessants dans différentes matières permettent  au dos de prendre la parole.
Une frénésie apparaît nécessaire dans l'écriture du projet pour permettre l'infusion d'une folie animale dans un corps humain, comme une incantation pour convoquer un corps libre."

Quels ateliers as-tu prévu avec les danseurs de Danse en Seine ? 

J’ai prévu de faire danser les danseurs de danse en seine chez eux, de braver ensemble le confinement. Puisque nous sommes enfermés j’aimerai faire prendre conscience à chacun.e.s que le corps peut se vivre comme un espace infini, en éveillant la perception sensorielle du corps on peut aller se balader sans fin dans nos sensations pour voyager vers des terres inconnues qui sont juste la, en nous. On va essayer de s’offrir cette envolée ensemble.. Je n’ai jamais donné de cours en visio, on verra comment ça va marcher.

Pourquoi avoir rejoint l’incubateur de chorégraphe ?

Pour rendre concret le travail que j’ai commencé toute seule. Pour avoir des réponses, pour ne plus être seule. Pour donner de la qualité à mon travail. Pour donner une forme réelle à mon envie de créer.