Texte, parole et danse pour Emmanuelle et Marie Simon

Quel est votre univers chorégraphique ?

Durant ce cycle d'ateliers, notre univers chorégraphique explore les situations dramatiques du duo : la relation, le contact, la fusion, la gémellité... en ajoutant le texte et la parole comme nouveau paramètre du mouvement.
A partir de la mobilité du sternum, que nous avons investi comme une puissance expressive capable d’affirmer une signature à la fois personnelle et commune, nous avons choregraphié nos similitudes et nos différences. Notre lien familial a intensifié la confiance en l'autre pour se laisser guider, manipuler, s'abandonner ou résister selon différents « degrés ».

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre création / projet en cours ?

Dans la création en cours "Comment se retourner ?" nous sommes toutes les deux chorégraphes-interprètes et nous collaborons avec le metteur en scène Alain Simon autour de la question : Comment ajouter la parole chez les danseurs.euses, et peut-être tenter une façon de jouer qui serait propre au théâtre, sans renoncer à l'art chorégraphique ?
Nous avons expérimenté la parole et le mouvement sur des plans autonomes et à égalité. A travers les thématiques de l’intime et du quotidien, nous mélangeons et superposons des consignes vocales, spatiales, corporelles indépendantes les unes des autres. Ces performances simultanées mettent en relief le sens et les relations multiples entre les mots et le mouvement.

Quel atelier avez-vous prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?

Dans une atmosphère ludique et sérieuse à la fois, nous allons travailler le lâcher prise de l’interprète qui parle et qui danse selon deux partitions indépendantes et actionne ainsi des connexions involontaires entre son engagement cérébrale et corporelle.


Friction, narration et abstraction pour Sarah Cerneaux

Quel est ton univers chorégraphique ?

Pour décrire mon univers chorégraphique, je me présenterais comme chorégraphe et interprète instinctive et pleine d’énergie, particulièrement sensible à ce qui se joue dans les interstices, entre les espaces, entre les temps et entre les personnes. Mon monde artistique est fait de frictions, et j’apprécie tout particulièrement lorsque l’histoire et la narration percutent l’abstraction. En moi pulsent le vivant et ces deux mots qui s’entrechoquent : cri et vulnérabilité. Mon œuvre repose sur une écriture chorégraphique singulière, nourrie par mes collaborations et par une trajectoire atypique, et porte un regard aigu sur la société.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?

Actuellement, je travaille sur JOG ++, forme performative adaptée à des espaces non dédiés ou en extérieur, qui se joue avec trois danseuses et pour laquelle je souhaite inviter des amateur.ices à nous rejoindre lors les performances.
JOG ++ est conçue comme une extension de mon précédent projet, HIDDEN Project, qui interroge, d’une part, les stratégies de camouflage des jeunes femmes évoluant dans des quartiers dits « sensibles », et révèle, d’autre part, les traces que ces environnements laissent sur les corps.
JOG++ a été imaginée en hommage à toutes les femmes des quartiers ayant participé aux ateliers autour du projet et qui ont œuvré à la création de ce que je nomme la chaîne du geste. Avec toutes les femmes rencontrées, nous avons travaillé sur les gestes qui cachent et ceux qui nous révèlent malgré nous.

Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?

J'ai l'intention d'apprendre au groupe ce que je nomme la chaîne de geste et d'imaginer sur elles.eux une nouvelle version de JOG ++.De plus, j'aimerais beaucoup inviter celles et ceux qui le souhaiteront, à participer à la performance de JOG ++ lors de la Soirée des chorégraphes le 6 Mai prochain.
Les ateliers de Danse en Seine seront pour moi une chance de travailler avec un groupe de plus de trois personnes. Je dois dire que je suis ravie de cette opportunité de partager l'histoire de JOG avec les danseur.euse.s de Danse en Seine. C'est toujours l'occasion de faire circuler des vécus et de créer des liens entre des personnes qui ne se rencontreront pas forcément.

Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ?

Depuis la création de la cie La Face B en 2021, j'ai la sensation d'avoir emmagasiné des connaissances à la volée, sans jamais prendre le temps de  les digérer ou de les consolider, que ce soit concernant la gestion d'une compagnie et d'une équipe ou la production.
Il en va de même pour mon écriture chorégraphique, je ressens le besoin de creuser ma manière de créer, de comprendre ce qui m'inspire et l'univers artistique qui m'habite.
C'est pour cela que j'ai pris le temps de faire cette formation, mais pas seulement.
Je suis ici parce que j'ai besoin de partager mes questionnements et d'échanger avec des artistes, avec les personnes qui constituent le terreau d'une compagnie et font en sorte que la machine avance, mais aussi avec les passionné.e.s qui n'en font pas leur métier mais défendent tout autant la nécessité d'un art qui rapproche.
Ne pas se sentir seule.


Laura Morin : entre danse contemporaine et théâtre physique

Quel est ton univers chorégraphique ?

Mon univers chorégraphique s'inscrit à la croisée de la danse contemporaine et du théâtre physique. Je parle du réel, des histoires de vie, d'amour, de mort, en oscillant de l'ombre à la lumière. Ma recherche s'inscrit dans un corps désarticulé et imprévu, avec une forte appétence pour l'humour, l'absurde, et les fins joyeuses.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?

Je suis actuellement en création d'un solo intitulé POST-SCRIPTUM. Il se pense comme une "élégie joyeuse", et prend racine dans les lettres écrites à ma sœur disparue. Je mets en jeu un corps qui éclôt et reprend vie, pour retrouver la joie et le goût de danser, avec les fractures, les montagnes, les regrets et les contradictions qui peuvent l'habiter.

Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?

Nous allons plonger ensemble dans les procédés d'écriture de POST-SCRIPTUM, en travaillant notamment sur des principes d'improvisation et de création instantanée, seul.e.s et en collectif, pour aboutir à une forme chorégraphique commune en fin d'atelier.

Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ? 

Étant à la direction artistique de projets chorégraphiques depuis plusieurs années, j'ai toujours travaillé en collaboration, et c'est la première fois que je me lance dans une aventure en solo. L'Incubateur de chorégraphes est un superbe apprentissage pour nourrir et compléter mon parcours de chorégraphe, et il permet des rencontres humaines et artistiques fabuleuses.

Lou, Virgile et Mathieu : notre trio de bénévoles du mois !

Pouvez-vous (re)présenter pour les nouveaux.elles qui ne te connaitraient pas ?

Nous sommes Mathieu, Virgile et Lou : une petite équipe réunie par Mathieu (que vous connaissez déjà), pour un super projet… Virgile, 32 ans, copain d’enfance de ping de Mathieu, et toujours partant pour faire des projets entre potes - Lou, ancienne danseuse à ses jeunes heures perdues, collègue de Mathieu (on sauve la planète (enfin on essaye)), et qui tente de s’incruster dans l’asso depuis de 3 ans !

Sur quel projet nous accompagnez-vous en ce moment ?

Mathieu a toujours plein d’idées à revendre… La dernière en date : réaliser un documentaire pour les 15 ans de Danse En Seine, autour de la création Singulièr.e. Nous voilà donc embarqué.e.s dans la réalisation d’un docu complètement amateur et bénévole… sans réelles compétences de vidéastes mais avec plein d’idées et beaucoup de bonne volonté !

Que trouves-tu chez Danse en Seine et pourquoi as-tu souhaité t’engager bénévolement ?

Mathieu : l’idée du documentaire est venue en rentrant à vélo, j’ai vu des personnes se filmer sur les quais de Seine. Je me suis dit que ce serait cool d’avoir une trace de toute cette aventure. Et Danse en Seine est une bonne école pour essayer des formats et apprendre des choses. C’est un peu crash test entre ami.e.s.

Virgile : Ben… C’est coolos ! J’ai tout de suite adhéré au projet proposé par Mathieu qui fourmille toujours d’idées ! Ce qui me botte aussi c’est l’idée de faire ce projet entre ami.e.s et les moments qu’on partagera ensemble pour y arriver, je trouve ça chanmé !

Lou : Le projet me plaît, la création Singulièr.e me parle, et c’est l’occasion de remettre un pied dans le monde de la danse, et puis de rencontrer plein de nouvelles personnes très chouettes et d’apprendre plein de nouvelles choses ! Et tous les 3, on est assez curieux et curieuse de la rencontre/création entre la danse et un orchestre en direct.

3 mots pour décrire pour notre “docu docu”

Crash Test Entre Ami.e.s

Behind the scenes… We are Watching You

Ode à Danse en Seine


Emilie, notre bénévole du mois

Quel est ton rôle dans l’association ?

J'ai le plaisir de faire partie de la team vie associative de Louise, avec Claire, Emma, Mathilde, Marie et Mathieu. On organise les événements pour que les adhérents se rencontrent et profitent de danser ensemble comme le Festival de Danse en Seine, la Fête de bonnes année, les pots après chaque restitution et depuis le merch avec les magnifiques chaussettes DES et les t-shirts.

Que fais-tu dans la vraie vie ?

Je suis responsable grands comptes dans une grande entreprise, souvent en déplacement pour parcourir la France.
En parallèle, je rêve de créer une Résidence d'artistes dans ma campagne nivernaise et d'organiser une battle "Allstyles" dans un événement de Danse en Seine (pour les 15 ans peut-être ?). Je suis une fan de danse électro et de l'univers des battles découverts après le covid en 2021. Je suis allée voir plus de 5 fois Rave Lucid de Mazelfreten, dont leur Première dans le Nord de la France !

Depuis quand es-tu dans l’association et qu’y as-tu découvert ?

J'ai eu la chance de rejoindre Danse en Seine en 2022 et de démarrer en participant à la création chorégraphique "Portraits" de David Llari.      240 heures de création et de répétitions plus tard, beaucoup de courbatures et de belles rencontres, je dansais au Carreau du Temple avec 14 autres danseur.ses et je découvrais la danse amateur poussée par l'exigence, la physicalité et le sens du détail. Depuis j'ai participé à d'autres projets et aux Scènes Ouvertes et j'espère bientot à Singulière pour les 15 ans en juin 2026 !

3 mots pour résumer l’asso

Créativité, innovation et plaisir

Karel Kouelany : comment exprimer ses émotions par le krump ?

Quel est ton univers chorégraphique ?

En tant que jeune artiste congolais, mon univers chorégraphique fusionne Afrobuck ou résonne l’Afrique et le krump, la vidéo et engagement social. J'explore et réinvente le krump pour exprimer les réalités de ma société. La vidéo enrichit mon travail, offrant des perspectives immersives. Mon but : créer une expérience qui invite à la réflexion et à la beauté.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?

Dans BOLOKO, qui signifie 'prison' en lingala, j'incarne la voix d'un peuple congolais en souffrance. Né au Congo, je questionne comment le corps peut exprimer cette réalité où la société nous étouffe, nous 'enterre prématurément'. Face à cette prison réelle et mentale, je puise dans l'énergie du krump et les transes africaines pour m'échapper. Mon désir : déconstruire les chaînes et reconstruire un être libre.

Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?

Dans mon atelier Krump sur le thème de BOLOKO, je vous invite à explorer comment le Krump peut devenir un outil puissant pour exprimer des sentiments d'enfermement, de lutte, mais aussi d'espoir et de libération.

Je vous guiderai à travers des mouvements intenses et des improvisations, pour que vous puissiez canaliser vos émotions et les transformer en une danse expressive. Cet atelier est conçu pour déconstruire nos barrières personnelles et collectives, offrant un espace pour se réinventer à travers le Krump.

Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ?

En tant qu'artiste venant du Congo, où les structures formelles d'enseignement en chorégraphie sont inexistantes, mon parcours a été façonné par l'expérience directe, l'observation et une passion inextinguible pour la danse. Rejoindre la formation Incubateur de chorégraphes représente pour moi une opportunité inestimable de structurer et d'enrichir cette base autodidacte.

Cette formation est une porte ouverte vers de nouvelles perspectives, des outils théoriques et pratiques, et un réseau de professionnels qui peuvent m'aider à affiner ma vision artistique. C'est l'occasion de combler un manque, d'acquérir des compétences spécifiques et de me confronter à d'autres approches chorégraphiques.

Plus qu'une simple formation, c'est une chance de donner une nouvelle dimension à mon travail, de le professionnaliser et de le partager avec un public plus large, tout en restant fidèle à mes racines et à mon identité culturelle. C'est un investissement dans mon avenir en tant que chorégraphe et une manière de contribuer, à terme, au développement de la danse dans mon pays.


Le programme du festival 2025

Ca y est ! Le programme du festival Danse en Seine 2025 IS OUT !

On se donne rendez-vous le dimanche 26 octobre 2025 à la Fabrique de la Danse (100 avenue du Général Leclerc, Pantin), pour passer ensemble une journée de folie. Au programme : ateliers participatifs, surprises, débats... Autant de moments à partager au gré de vos envies. On oublie pas de rapporter un petit quelque chose à manger, histoire de se sustenter toustes ensemble.

LE PROGRAMME

9h30 : Yoga - Viens saluer le soleil et te mettre en jambe pour la journée.
N'oublie pas ton/tes tapis si tu en as, à la dure c'est accepté aussi mais prends peut être un pull moelleux pour tes articulations.

10h45 : Voix et corps - Quelques ateliers musicaux en mouvements, pour explorer ensemble l'espace, les sons et les silences.

11h45 : Tap dance / claquettes percussives - Le beat ton ami !! Aspect musical et percussif ainsi que créatif mis en valeur
N'oublie pas des chaussures de ville avec semelles en cuir si tu as, sinon des baskets (pas de claquettes nécessaires pour qu'on soit tou.tes au même niveau de sonorité !)

12h45 : Cartes postales dansées

13h45 : Surprise du CA

14h : Inspiration répertoire : Pina Bausch - Viens on se rassemble, on évoque le temps qui passe à Danse en Seine, le temps passé à danser, et on crée ensemble notre Nelken line de Danse en Seine à la manière de Pina Bausch. Pina en Seine, Danse en Nelken line.

15h15 : Danse Dessin - Laissez-vous aller, laissez-vous tracer ! Dans une improvisation, on vous propose d’alterner entre mouvements dansés et dessinés.Un moment où le tracé est libre, tant sur papier que dans l’espace. Un moment où chaque mouvement d’une main grattant sur une feuille de papier, peut se propager dans tout le corps.La danse est éphémère, gardons-en une trace. L’occasion aussi de devenir modèle vivant un bref instant ! A la fin de la session, nous pourrons admirer les belles œuvres qui en surgissent.

16h15 : Débats - Pour nos quinze ans, il nous semble important de rediscuter de notre projet. L’association a évolué, elle est plus grande, plus diverse, encore plus hyperactive. Pour démarrer ce questionnement qui durera toute l’année, nous souhaitons commencer par discuter avec vous de ce que cela signifie concrètement, pour chacun.e d’entre nous, de faire de “la danse en amateur” et en quoi Danse en Seine y répond pour vous ou pas.

17h45 : Loup garou dansé - Pioche une carte et découvre ton poste dans la prochaine création internationale de danse contemporaine. Première représentation dans quelques minutes, dès que le théâtre se réveille...
N'oublie pas d'amener autant de costumes et tenues que tu souhaites

Et en plus toute la journée : projections, atelier de création plastique, surprises...


La narration corporelle de Jean-François Gilède

Quel est ton univers chorégraphique ?

Mon univers chorégraphique s’inscrit dans une démarche interdisciplinaire entre danse et théâtre. Étant interprète-créateur en danse contemporaine et comédien, je m’intéresse à la construction du personnage en danse à travers les notions d’incorporation, d’incarnation et d’interprétation. Ma recherche interroge les porosités entre jeu théâtral et écriture chorégraphique, en valorisant le corps sensible comme vecteur de narration.

Ancrée dans une pratique somatique, ma démarche explore la dimension expressive du corps à travers l’expérience sensorielle, l’écoute émotionnelle et l’engagement physique. Je développe une forme de narration corporelle, où le ressenti prime sur le récit verbal, et où le mouvement devient langage.

J’aime jouer avec l’imaginaire, l’humour, l’absurde et la théâtralité, afin de rendre ma danse accessible sans en diluer la portée poétique. Mes projets mettent en scène des personnages traversés par les émotions fondamentales (joie, peur, tristesse, colère, surprise, dégoût), dans une esthétique de tableau vivant où le lien entre le corps et son environnement est essentiel.
Mon approche vise à faire émerger une danse habitée, organique et communicative, au croisement du sensible, du vécu et du jeu. 

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création / projet en cours ?

Mon projet en cours est la continuité de mon solo “danse Harpagon, danse”. Suite à un temps de résidence, j’ai exploré le champ des possibles avec cette notion de personnage en danse. Je m’intéresse à la manière dont des états corporels, notamment par le travail sur les sensations internes, les désalignements physiques et les chemins de mouvement inhabituels peuvent faire émerger des identités dansantes singulières.

Le port du masque, l’exploration d’archétypes (comme ceux issus de la Commedia dell’Arte ou du clown), ainsi que l’usage du costume, sont autant d’outils qui m’inspirent et viennent perturber les habitudes du corps pour ouvrir des possibilités expressives nouvelles. Chaque masque, chaque vêtement influence directement la posture, la dynamique gestuelle, le rapport à l’espace et même la qualité de présence.

À travers cette approche, je cherche à composer une galerie de personnages dansants, chacun porteur d’une logique corporelle et émotionnelle propre. Ce ne sont pas des personnages psychologiques au sens classique, mais des entités physiques, qui naissent d’un dialogue intime entre imaginaire, corps et mouvement.

Ce travail a été amorcé lors d'une résidence à l'École de danse contemporaine de Montréal, où j’ai aussi entamé une phase de transmission avec deux interprètes. Leurs propositions ont enrichi la recherche et ouvert de nouvelles pistes.

Quel atelier as-tu prévu avec les danseur·se·s de Danse en Seine ?

À la suite de cette résidence, j’ai entamé une première phase de transmission avec deux interprètes. Leurs propositions ont profondément enrichi la recherche, révélant des dynamiques inattendues et ouvrant de nouvelles pistes d’exploration.

Dans le cadre des ateliers avec les danseur·se·s de Danse en Seine, je souhaite poursuivre cette continuité, en approfondissant la recherche amorcée. Le projet en est encore à ses balbutiements. Je me trouve actuellement dans une phase d’exploration fondamentale, où je cherche à comprendre comment transformer mes outils chorégraphiques, issus du travail somatique, de l'imaginaire, du masque, de la théâtralité – en une forme dansée structurée.

L’objectif de ces ateliers est de faire traverser aux danseur·se·s différentes étapes de ma recherche chorégraphique afin d’observer comment les corps réagissent, comment les états de présence émergent, et comment cela peut nourrir ma recherche en cours. Cette mise en partage m’aidera à affiner les rouages du projet, à tester certaines intuitions, et à ouvrir le dialogue.

Pourquoi avoir rejoint la formation Incubateur de chorégraphes ?

J’ai rejoint l'incubateur de chorégraphes de la Fabrique de la Danse pour bénéficier d’un cadre structurant et stimulant à un moment charnière de mon parcours artistique. Mon travail est actuellement en pleine phase d’exploration, et j’éprouvais le besoin d’un accompagnement pour clarifier mes intentions, affiner mes outils et penser la mise en forme de mes recherches sur le long terme.

L’Incubateur représente pour moi un espace rare où l’expérimentation chorégraphique peut dialoguer avec des apports théoriques, dramaturgiques, stratégiques et pratiques. C’est aussi une opportunité précieuse de confronter ma démarche à celle d’autres artistes, d’échanger, de sortir de l’isolement parfois lié à la création, et de faire mûrir un langage artistique personnel dans un cadre bienveillant mais exigeant.

Je souhaite y construire les fondations solides d’un premier solo, tout en développant une pensée chorégraphique capable de s’inscrire dans un processus de création à plus long terme.


Le planning des ateliers artistiques 2025-2026

Planning des ateliers artistiques 2025-2026

Les ateliers sont désormais complets. Vous pouvez cependant écrire à ateliers@danseenseine.org si vous souhaitez des informations.

Pensez également à prendre votre adhésion 2025-2026 (hors ateliers).

Danse en Seine vous propose d’expérimenter les ateliers artistiques avec les nouveaux chorégraphes de la promotion 2026 de l’Incubateur de La Fabrique de la Danse tous les mercredis à 20h30 au Carreau du Temple et en bonus certains dimanche en journée à La Fabrique de la Danse (100 avenue du Général Leclerc, Pantin).

Les chorégraphes animeront un cycle de 5 ou 6 ateliers et pourront présenter une restitution ouverte au public le cinquième et dernier mercredi du cycle dans le Studio de Flore au Carreau du temple (2 rue Perrée, 75003 Paris) ou en fin de journée le dimanche.

Pour découvrir les nouveaux chorégraphes et connaître toutes les dates des différents cycles, nous vous avons concocté le fameux planning en un seul coup d’oeil !

A bientôt en studio !

Danse en Seine


Léa, notre bénévole de la rentrée

Peux-tu te (re)présenter pour les nouveaux.elles qui ne te connaitraient pas ?

Je suis adhérente de Danse en Seine depuis 2021 et j'ai commencé avec la pratique des ateliers chorégraphiques. La danse est une passion depuis longtemps, mais reste un loisir pour moi puisqu'à côté je suis ergothérapeute.

Que trouves-tu chez Danse en Seine et pourquoi as-tu souhaité t'engager bénévolement ?

Danse en Seine c'est pour moi une association inspirante, qui permet de pratiquer la danse de manière créative, conviviale et exigeante. M'investir de manière bénévole était pour moi l'occasion de soutenir le travail de l'association et d'apporter ma contribution aux projets en cours.

Sur quel projet nous accompagnes-tu en ce moment ?

En ce moment je suis sur le projet HA-CHI-KO qui est chorégraphié par Johana Maledon. On est 11 danseuses et j'ai travaillé avec Sarah, notamment pour organiser la semaine de résidence que nous venons de passer à la Ferme du Grand Béon. Drive de folie, planification des menus aux spécificités variées, gestion des transports et de la logistique sur place étaient au programme.

3 mots pour décrire Ha Chi Ko ?

Physicalité, présence à l'autre, lâcher-prise