Diane, bénévole du mois !

Quel est on rôle dans l'association ?

Je suis arrivée en tant que danseuse de l'association puis de la compagnie et petit à petit je me suis impliquée en tant que bénévole notamment sur les projets avec l'école des Amandiers, partenaire de Danse en Seine. Depuis la rentrée 2018, je suis assistante de production aux côtés d'Emilie et de toute l'équipe. En fonction des besoins du moment, nous travaillons à la supervision et production des projets portés par l'association : organisation, recherche de salle, montage de dossier, etc. 

Que fais-tu dans la vrai vie ?

Après avoir travaillé principalement à l'étranger, j'ai suivi un programme d'un an (On Purpose) ciblé sur l'économie sociale et solidaire et l'entrepreneuriat social en France. Je travaille aujourd'hui sur différents projets. En tant que salariée, je suis en charge de la structuration du Labo des histoires, association qui propose des ateliers d'écriture créative pour les jeunes de moins de 25 ans. En tant qu'auto-entrepreneure, j'effectue des études stratégiques dans les secteurs de l'assainissement et de la gestion des déchets. Le tout en m'organisant pour dégager du temps pour danser et m'impliquer sur des projets auxquels je crois et dont les valeurs m'animent, comme celui de Danse en Seine !

Depuis quand es-tu dans l'asso ?

J'ai effectué mon tout premier cours à l'école des Amandiers avec Bérangère en 2013, mais quelques jours plus tard j'apprenais que j'étais prise pour un poste à Beyrouth. Entre deux aller-retours, je me suis empressée de participer aux ateliers artistiques au Carreau du Temple, au spectacle Danse 5.0 et de découvrir les scènes ouvertes. Depuis mon retour à Paris en 2017, je peux enfin m'investir plus dans la vie de l'asso et les belles opportunités qu'elle offre comme s'essayer à la création ou danser dans des projets de reprise de répertoire.

Peux-tu résumer l'association en 3 mots ?

Inspiration, création et partage. Ce sont les trois mots qu'Agnès Varda utilisait pour décrire son métier : je trouve qu'ils correspondent parfaitement à Danse en Seine ! 


Ateliers artistiques avec le chorégraphe Maxime Joret !

crédit photo : Vanessa Mantoan

Quel est ton univers chorégraphique ?

C'est avec ma création en cours, le Silence des organes, soit depuis un peu plus d'un an, que je découvre plus clairement quelques traits de mon univers chorégraphique - qui s'avère cumuler les échos de mes différents parcours (théâtre, arts plastiques, psychanalyse, pole dance, danse contemporaine).

J'ai ressenti le besoin de m'écarter de la pole dance en raison de son caractère trop gymnique afin d'explorer autrement le mouvement, notamment par la danse contemporaine. Je suis surpris de voir finalement la pole dance ressurgir aussi clairement dans mon travail par certains traits qui lui sont spécifiques. Il y a quelque chose du sensuel, du corps donné à voir, et à la fois quelque chose qui côtoie le corps martyr de l'acrobate, tant cette discipline oscille entre une fascination acrobatique, l'évocation d'un univers érotique et l'ingratitude de cette barre froide qui brûle et marque le corps. 

L'engagement physique de la chair et de la peau en pole dance rejoint mes affections pour des œuvres plastiques et performatives qui impliquent directement le corps de l'artiste (je pense à Trademarks de Vito Acconci par exemple). J'aime à malaxer, caresser, triturer et approcher le corps par sa palette sensorielle – tantôt texture, enveloppe, matière malléable etc. Ce rapport au corps je cherche à l'animer d'une jubilation, qui résonne pour moi autour de cette question de l'au-delà de la douleur, du plaisir qui l'emporte sur la douleur (très vive sur les agrès aériens). J'aime travailler sur cette relation du plaisir et de la mise à mal qui se côtoient lors de la performance aérienne.

Je pourrais dire que je brode autour d'une barre un univers charnel mû par une jubilation qui ne ferait pas l'économie d'une implication physique douloureuse. 

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création en cours ?

Le Silence des Organes est une création pour 5 interprètes au plateau (dont moi-même) que j'ai élaboré à partir du corps qui se fait entendre – littéralement, les articulations et cartilages qui craquent, le souffle de l'effort – et par des manifestations douloureuses. Je m'appuie sur une formule du chirurgien R. Leriche et reprise par le philosophe et médecin G. Canguilhem dans son ouvrage Le normal et le pathologique, « La santé c'est la vie dans le silence des organes ». Je souhaite donner à voir et à entendre un corps qui se manifeste au danseur en étant « bruyant » - ne prenons-nous pas conscience d'une partie du corps lorsqu'elle nous est douloureuse et nous le fait savoir ? Cette pièce n'est pas une illustration de la douleur mais une convocation de deux dimensions du corps dansant : le corps-à-voir, objet de représentation, et le corps-qui-se-dit, medium parlant, matière qui s'exprime. 

Quels ateliers as-tu prévu avec les danseurs de Danse en Seine ? 

Je prévois un cycle construit autour de ces questions de sensorialité, de jubilation, d'implication charnelle et dermique. J'aimerais mettre en place une sorte « d'orgesse », orgie de tendresse. Nous traverserons la transformation du mouvement par la réception de la lumière, le goût, le toucher, l'odorat. J'amènerai les danseurs à étayer leurs qualités de mouvement au travers de ces espaces de délectation qu'ils ont tous, et de construire une relation de groupe soutenue par une exploration multi-sensorielle. 

Informations pratiques : 
– Inscriptions : ici.
– Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous écrire : ateliers@danseenseine.org.
– Dates du cycle : 24 avril, 15 / 22 / 29 mai, 12 juin (restitution publique) !


Atelier artistique avec le chorégraphe Simon Feltz, ce dimanche 9 mars !

Quel est ton univers chorégraphique ?

Un question pas si simple pour commencer cette petite interview !! Je ne sais pas si je pourrais le définir mais j'ai la sensation que chaque nouveau projet est un univers en soi, tant les intentions et les motivations sont différentes d'une création à l'autre. Je peux seulement dire que mon désir de créer né de ce que j'observe, de ce qui me révulse ou qui m'enchante. Ca peut paraître un peu bateau dit comme ça mais cette dimension cathartique est pour moi nécessaire à la démarche de création. Je tente toujours de me pencher sur ce qui unie le sujet au monde ou à l'autre, sur sa capacité à croître ou à sombrer, et la forme, la matière chorégraphique, ne jaillit que dans un second temps.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création en cours ?

La création sur laquelle je travaille actuellement est un solo chorégraphique interprété par Clémence Galliard sur une musique originale de Nosfell. Intitulé Abyme, ce travail tente de questionner notre rapport au corps vécu dans l'image et l'amenuisement de la profondeur discursive au profit de contenus visuels toujours plus léchés, lissés et parfois complètement factices. Mêlant mouvement et texte, cette pièce est une tentative de contrer ce mouvement globale de marchandisation de "soi" qui mène parfois à une conformité morbide et absurde.

Quels ateliers as-tu prévu avec les danseurs de Danse en Seine ?

Pour cet atelier, j'aimerais travailler autour de différentes cellules chorégraphiques (des sections de mouvements relativement courtes). Juxtaposées les unes aux autres ces séquences chorégraphiques seront répétées en boucles et s'effriteront au fur et à mesure afin de ne laisser place qu'à un mouvement unique et répétitif. La structure ainsi créée perdra progressivement en complexité et se réduira à un geste compulsif qui aura avalé tous les autres. Je veux donc créer ces petites phrases chorégraphiques en collaboration avec les danseurs de l'atelier qui seront répartis en différents groupes : les séquences seront les mêmes pour chaque groupe, mais seront assemblées dans un ordre différent en fonction du groupe. Il n'y aura donc pas de grand mouvement d'ensemble mais seulement des instants ou un même geste jaillira du commun. A chaque reprise de la boucle chorégraphique, nous tenterons d'effacer un mouvement par séquence de sorte à ce qu'une uniformisation s'opère de boucle en boucle.

Informations pratiques : 
– Atelier exceptionnellement le dimanche 9 mars de 10h à 18h, au Feeling Dance Factory à Pantin : 100 Avenue du Général Leclerc, 93500 Pantin.
– Inscriptions : ici.
– Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous écrire : ateliers@danseenseine.org.
– Dates du cycle : 09/03/2019 (restitution publique en fin d’atelier).


Clara, bénévole du mois !

Quel est ton rôle dans l’association ?

 

Je suis la toute nouvelle webmaster de Danse en Seine. Je m’occupe donc du site internet !
Je rends publiques les activités de l'association.

Que fais-tu dans la ”vraie vie” ?

Dans la vraie vie je fais danser des enfants ! Au sein de La Fabrique de la Danse, je coordonne le projet de sensibilisation à la danse et aux nouvelles technologies à l’école des Amandiers et au collège Robert Doisneau dans le 20ème arrondissement. 

Depuis quand es-tu dans l’asso ?

J’ai rejoint l’association en septembre 2018. 

Peux-tu résumer l’association en 3 mots ?

Diversité, (merveilleuses) rencontres, énergie ! 


Nouveau cycle d'ateliers artistiques avec la chorégraphe Kadek Puspasari !

La chorégraphe Kadek Puspasari nous plonge dans son univers chorégraphique pour un nouveau cycle d'ateliers artistiques. Découvrez ses inspirations !

Quel est ton univers chorégraphique ?

Aujourd'hui , j'essaye de définir ma danse, mon univers chorégraphique. Bien qu'ayant été formée dans les danses dites traditionnelles balinaises et javanaises, j'émets des réserves par rapport à la définition de ma danse comme traditionnelle ou inspirée par la tradition. Ces danses dites traditionnelles au corpus technique bien spécifique ne sont pas à strictement opposer à la danse dite contemporaine. Comme elle, mon univers chorégraphique offre une vision, un paysage. 

Ma danse est une représentation de l'histoire du corps, objet de réflexivité mais aussi outil pour construire de nouvelles histoires. Elle est née des différentes stratégies d'adaptation, d'une recherche de réponses dans le corps pour vivre dans ce monde (voir le concept de politique du corps) et d'une quête d'épanouissement et d'identité. 

Ayant grandi à Bali et Java, j'ai été nourrie de la culture rituelle des temples hindous où la danse est une offrande pour les dieux et des danses classiques de palais à Java où l'offrande de la danse est destinée au roi. Arrivée au lycée, j'ai pris conscience de la façon dont dès le primaire, on nous cachait la réalité, les manuels présentant une version trompée des faits historiques. Le corps porte les traces et témoigne du contexte politique passé et présent. Aujourd'hui ma danse est le lieu pour inventer des rituels personnels et pour développer à partir de l'intuition des mouvements et des voix. 

Le plus important n'est pas la simple écriture chorégraphique mais la mise en forme de l'intuition, de l'émotion et de notre humanité sans oublier l'intention de partage avec les autres danseurs, les musiciens et avec le public, doivent prendre conscience de l'espace et de ce que j'appelle le « théâtre du coeur ». 

Ma danse permet d'élargir les possibles et de voir plus loin que ce que les yeux peuvent voir. La vision, le paysage de ma danse sont-ils une tradition nouvelle ou renouvelée ou le résultat de cultures lointaines ou le fruit hybride du mélange des disciplines toutes aussi composites ? J'espère surtout que ma danse permette une ouverture des sens et de la pensée au delà des la vie quotidienne, de la politique et des catégorisations que ce soit dans la vie ou dans la danse.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création en cours ? 

 Panji's Uchrony (l'uchronie de Panji)

C'est en lisant le roman de Philip K.Dick, Le maître du Haut-Château, qu'il m'a parut intéressant d'explorer le concept d'uchronie et de faire la liaison avec la littérature javanaise dite de Panji. Bien qu'elle ait été écrite au 13 e siècle, l’épopée de Panji possède un caractère intemporel. Elle raconte de nombreuses aventures pouvant être lues à plusieurs niveaux. 

 Parmi les multiples histoires narrées dans le mythe, le projet Panji’s uchrony se concentre autour de trois personnages. Ma recherche chorégraphique se concentre sur l'exploration de ces trois personnages et de leur lectures possibles à travers différents niveaux d'interprétation visuels et sonores. Le corps du danseur sera visible sur scène, mais également en vidéo. Un travail sera mené avec un vidéaste. La musique live (2 musiciens) suivra également le concept d'uchronie à travers des intruments classiques javanais qui seront modifiés électroniquement. La musique vivante est un élément important pour mes chorégraphies car c'est une matière plus souple qu'un enregistrement audio qui fige l' interaction avec la danse.

Quels ateliers as-tu prévu avec les danseurs de Danse en Seine ? 

J'ai prévu de faire découvrir et partager mon univers chorégraphique. Je vais m'inspirer des reliefs architecturaux visibles encore aujourd'hui sur les fresques des temples bouddhistes à Java comme par exemple le temple de Borubudur. Ce qui m'intéresse est le processus de passage d'une forme à une autre, un processus de temps, d'espace, d’interprétation ou d'incarnation personnelle propre à chaque danseur en fonction de son histoire. A travers un travail collectif, cet atelier aura l'objectif d'interpréter des formes anciennes pour trouver de la nouveauté, de la tradition à la création -aujourd'hui. 

Informations pratiques : 
– Ateliers le mercredi soir, de 20h30 à 22h, au Carreau du Temple.
– Inscriptions : ici.
– Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous écrire : ateliers@danseenseine.org
– Dates du cycle : 13/02, 20/02, 27/02, 06/03, 13/03/2019 (restitution publique).


Andrian, bénévole du mois !

Andrian a rejoint le CA Danse en Seine, découvrez son nouveau rôle !

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Reprise des ateliers artistiques le 9 janvier avec le chorégraphe Tudi Deligne !

"Je ne m’intéresse pas à la danse comme code ou comme langage, mais en tant que témoin au niveau le plus primaire de l’existence physique et matérielle des choses." Découvrez l'univers chorégraphique de Tudi Deligne, le chorégraphe des prochains ateliers artistiques.

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Nicolas, bénévole du mois !

Ce mois ci, rencontrez Nicolas, nouveau photographe pour l'association !

Quel est ton rôle dans l’association ?

Je suis photographe bénévole. Lire la suite


Atelier Artistique avec le chorégraphe David Llari, c'est le dimanche 9 décembre 2018 !

L'atelier artistique avec David LLari, aura lieu exceptionnellement le dimanche 9 décembre 2018 de 10h à 17h, découvrez son univers !Lire la suite


RDV le 21 novembre pour les nouveaux ateliers artistiques avec la chorégraphe Joséphine Tilloy !

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